Récemment j’ai regardé la série Mindhunter, C’est une production Netflix qui met en scène la création des premiers protocoles de profilage des criminels par le FBI à la fin des années 70.

Au début je pensais l’utiliser comme suite a mon post sur la mythomanie et en parler comme une des déviances présentées dans la série, notamment avec le personnage (malheureusement historique) de Montie Rissell.

Mais tout a changé quand Debbie (interprétée par Hannah Gross) dans l’épisode 7 parle d’un livre «La Mise en scène de la vie quotidienne» du sociologue Erving Goffman. Et utilise l’exemple de la relation entre le genre féminin et l’expression du sourire en société. Ça m’a particulièrement touchée, car j’avais déjà entant que personne trans remarqué ce fait. Je me suis même retrouvée à sourire de manière exagérée dans la rue sans vraiment de raison à part le fait de partage cette norme, ce qui m’a finalement donnée une réelle raison de le faire.

Jusque-là quelques moments drôles mais pas de réelle remise en question, jusqu’à ce que je réalise que je n’avais aucune idée de choses que je faisais pour me plaire à moi ou pour rentrer dans un rôle purement social. Et que le nomadisme en était ma solution enfin une solution temporaire, une rustine. Le fait de ne pas avoir de lieu réellement privé m’a permis d’arrêter de chercher ma vérité (mon rôle parfait) et m’a permis de vivre en restant sans trop de tourments dans mon rôle.

Bref, cet épisode a remis en cause mes derniers posts et ma vision de ma place dans la société en général en tout cas les mots que je mets dessus. Et il me reste beaucoup à expérimenter pour savoir qui je veux être.

PS: Faut que je pense à écrire un truc pour expliquer pourquoi j’ai tendance à parler de moi au masculin par défaut alors que le terme monsieur me fait du mal. (J’ai finalement re-genrée le texte au féminin à la relecture)

– Un être ébahi dans les coulisses d’un monde cynique –